FAQ : 15 conseils pour préparer son safari solidaire en Tanzanie avec Tumbili Voyages

Stéphanie Pernet | 1 Juin 2024 | Guide Voyage | 0 commentaire(s)

• Passer par un guide indépendant pour favoriser le circuit court ?

C’est une noble intention, malheureusement le guide indépendant, c’est un leurre. Sur des forums de voyage, on peut trouver des recommandations de voyageurs du type  » Passez directement par Manuel Msangi, il vous fera un prix local! » A partir de là il y a plusieurs options. Peut être que Manuel Msangi existe, est guide de safari, mais rares sont les chauffeurs-guides qui possèdent leur propre 4×4. Ils travaillent pour un loueur de véhicule qui dispense voiture + chauffeur aux tours opérateurs. La réglementation Tanzanienne n’habilite que ces agences locales officielles à réserver par une plateforme en ligne les entrées des parcs nationaux. Le guide-chauffeur dit « indépendant » est forcé de louer les services d’une agence… car il n’est pas immatriculé ni déclaré. Et qui est responsable en cas de litige? Personne, car vous n’avez pas signé de contrat.

Peut être que Manuel Msangi, fort de recommandations sur internet, commence à avoir beaucoup de demandes, et doive sous traiter ses prestations; peut être même que ce n’est pas son vrai nom, et une fois les acomptes de la prochaine saison reçus, la tentation sera trop grande… il disparaîtra dans la nature. Cela arrive tous les ans!

Peut être aussi que le voyageur qui partage généreusement sa recommandation perçoit une commission sur les clients qui contactent le guide. Nous avons déjà vu ça: la petite amie d’un guide qui fait sa promotion en omettant de mentionner leur relation.

Pour éviter tout risque d’arnaque, rien ne vaut un contrat de voyage et des conditions générales de vente claires avec une agence immatriculée.

• Organiser soi-même son safari ?

Les voyageurs qui ont l’habitude d’organiser leurs séjours en Europe, en Asie, sont parfois réticents à passer par une agence. Si vous anticipez de quelques mois, vous allez sans doute devoir passer par une plateforme de réservation d’hébergements, comme Madame Bouquine Poincôme qui étrangle les petits hôtels de sa pesante commission. Mais quid de tous les frais dont vous n’avez pas idée: les frais de concession des lodges, les taxes des zones de gestion de la faune sauvage, vous ne passerez pas les portes d’accès aux hôtels si elles ne sont pas acquittées à l’avance.

Voir sur place en arrivant ? Vous n’aurez sans doute pas accès aux meilleurs hébergements, ni aux meilleures voitures, les bons rapports qualité-prix étant déjà complets depuis longtemps… et encore moins aux meilleurs guides ! Et puisque vous allez perdre un temps précieux de vacances à goûter aux joies de notre métier, prenez-le comme une expérience professionnelle, on recrute !

• Passer par une agence française pour organiser son voyage en Tanzanie ?

La plupart du temps, c’est vrai, c’est synonyme d’un intermédiaire en plus à payer, et c’est regrettable si, de surcroît, il s’agit d’un voyagiste dont les agents n’ont jamais mis les pieds dans le pays, et cherchent à vous vendre à tout prix un séjour sur catalogue, même en pleine saison des pluies. Mais vous trouverez aussi des agences qui ont des experts de terrain, seulement peu d’entre elles sont inscrites dans une véritable démarche responsable, qui demande beaucoup de temps et d’énergie pour vérifier leur impact sur la destination. On compte alors sur les doigts d’une main celles qui à la fois ont des accords équitables avec les agences réceptives locales, et bénéficient de tarifs préférentiels dont elles vous font profiter en même temps qu’elles, pour que le mot « équitable » ait du sens aussi pour le client.

L’avantage de réserver un séjour avec Tumbili Voyages, c’est que nous sommes à la fois une agence de voyage française immatriculée et sous forme associative, non lucrative, mais également impliqués dans une agence locale, Osiwoo Safaris, qui porte des valeurs fortes tout en pratiquant des tarifs concurrentiels.

• Une partie par agence et le reste en mode « backpacker » ?

Oui, c’est tellement bon de se sentir un aventurier, même 7 jours par an. Allons donc frapper aux portes en terre battue et demander le gîte et le couvert comme dans « J’irai dormir chez vous », les autochtones sont tellement accueillants. Au delà de cette image d’Epinal, nous avons le devoir de mieux penser notre approche de l’aventure, car si nous sommes réalistes… imaginez que débarque un Européen,qui vient de dépenser 7 mois de salaire local pour prendre l’avion, et n’a qu’une envie, c’est de vous aider. Moi, j’ouvrirais grand ma porte ! Et je vous demanderais un coup de main pour les frais de scolarité de mes petits, des 4 enfants de ma sœur, les frais médicaux du grand père et les études du cousin. Vous seriez vache de refuser puisque je vous ai donné tout ce que j’ai : un repas et un lit.

Que ce soit pour votre découverte d’une région continentale ou de l’archipel de Zanzibar, il est possible de s’organiser pour voyager à moindre frais, on le sait car on l’a fait avant vous! Mais attention aux déceptions et désagréments en tous genres. On vous invite à lire notre FAQ Zanzibar pour en savoir plus.

• Mais pourquoi un safari c’est si cher ?

Il est parfois difficile à comprendre que l’activité safari demande un tel budget, et nous allons essayer de vous expliquer les raisons des tarifs pratiqués.

Voici d’abord les postes de dépenses de votre organisateur pour chaque safari :

  • les entrées des parcs nationaux et zones de conservation par jour et par personne
  • la location du 4×4 et l’essence
  • les chambres d’hotel / ou l’emplacement des campings par jour et par personne
  • les repas, lunchboxes, préparés par votre cuisinier en camping ou pensions dans les hotels
  • l’équipement de camping (tente, matelas, sac de couchage)
  • le salaire et les frais d’hébergement et de nourriture des guides et chauffeurs / si camping du cuisinier
  • les frais de concession des lodges situés dans les parcs et les frais de gestion de la faune sauvage des hotels situés autour des parcs
  • les frais d’activités dans les parcs (safari à pied par exemple, frais par personne + Ranger)

L’agence locale doit aussi bien sûr payer des taxes sur ses revenus, sa licence de tourisme, ses employés de bureau, la location des bureaux, tout cela couverts en grande partie par les frais d’agence.

Et puis, il faut savoir que si certains frais sont par personne comme les entrées des parcs ou les hébergements, d’autres sont partagés par le groupe comme la voiture et le guide, et les tarifs par voyageur peuvent être dégressifs si l’on part à plusieurs. Mais attention ! Cela peut revenir plus cher à 7 personnes qu’à 6, car cela nécessiterait un deuxième véhicule !

Bref, sur une base de deux personnes, on estime le budget à environ 500€ par personne et par jour, tout inclus – pas de pourboires dans notre agence – sauf les boissons dans les hôtels. Ce n’est bien sûr pas représentatif du coût d’un journée d’activité culturelle ou de séjour balnéaire !

• Pourquoi alors de telles différences de tarifs entre agences ?

A taille équivalente, pour une agence classique, le poste de dépense du personnel sera celui où l’on peut faire des économies, ce qui est absolument impensable pour une agence inscrite dans une démarche de tourisme équitable.

Certaines très grosses agences ont leurs propres lodges et voitures, ce qui leur permet de proposer des tarifs plus bas que les autres; de même elles peuvent avoir des tarifs préférentiels avec les chaînes d’hotels: cependant les hébergements proposés sont rarement de charmants petits hotels à taille humaine. On est dans l’industrie du tourisme conventionnel.

• Pourquoi ne faire qu’un jour au Serengeti n’est pas possible ?

Imaginez que je suis à Lyon, et que je pense faire l’aller-retour demain à St Brieuc pour manger un Kouign Amann et faire la bise à une bigoudaine ?
C’est vrai que pour aller plus vite je peux aussi prendre l’avion… comme j’ai encore du capital carbone cette année !
Prenez votre temps, respirez au rythme de la culture swahilie et profitez de ce voyage unique qui n’arrivera qu’une fois dans votre vie !

• Nurseries, rescue camps et orphelinats d’animaux, pourquoi nous n’y allons pas ?

La faune sauvage est très réglementée en Tanzanie, cependant récemment on a vu des entreprises et ONG ouvrir en tant que sanctuaire, clinique ou centre de sauvegarde de la faune sauvage, mais les uns s’avèrent un pur produit touristique et les autres se situent sur le marché du volontariat, car la demande occidentale est forte pour ce type de séjour.

On comprend que beaucoup de gens veulent aider, mais c’est aussi sur cela que jouent les plus mal intentionnés. De manière générale dans le monde, certains sanctuaires – et vous pouvez étendre la question aux orphelinats et centre sociaux – sont des usines à monnaie peu impliquées dans la préservation de la faune. Il faut aussi comprendre qu’un petit félin habitué aux câlins, ça ne se relâche pas dans la nature. En Tanzanie il existe des sanctuaires au sein de certains parcs nationaux qui accueillent des volontaires avec des compétences spécifiques en bio ou zoologie, des étudiants ou chercheurs et cela uniquement sur plusieurs mois. Ils limitent aussi les interactions avec les animaux pour ne pas bouleverser l’équilibre du vivant, et c’est sur ceux-là qu’on peut vous rediriger.

• J’ai des enfants, est-ce une bonne idée de les emmener en safari ?

Vous avez un bon harnais ?
On plaisante… Mais pas tant que ça. Avec les tout petits, mieux vaut éviter le camping, les prédateurs reconnaissent la vulnérabilité des bébés ! En lodge, il faudra tout de même toujours les avoir à proximité car il n’y a pas de barrière entre l’hôtel et la savane.

Privilégiez un circuit court pour éviter les crises de nerf : 3 jours entre Tarangire, Manyara et Ngorongoro c’est idéal pour les moins de 12 ans qui n’ont pas accès aux safaris à pied.

• Pourquoi nous vous conseillons d’aller au Tarangire ?

C’est simple, ses paysages sont constellés de baobabs et sa faune riche et diversifiée. On peut y passer deux à trois jours, voir une grande diversité d’animaux, faire un safari à pied, un vol à montgolfière, visiter le village de Mto Wa Mbu… On ne renie pas le magnifique Serengeti, dont les plaines infinies nous touchent en plein cœur. Mais sa médiatisation fait de l’ombre au Tarangire… À notre grand dam ! Il est tout aussi riche, moins loin et moins cher. Enfin vous avez compris, c’est notre parc préféré.

• Est-ce que je vais voir les big five ?

Les big five, c’est un terme emprunté au milieu de la chasse au trophée. On collectionnait une tête de chaque animal dit « noble », lion, léopard, buffle, éléphant, et rhinocéros. C’est Hemingway qui a lancé la mode dans « les vertes collines d’Afrique ». Alors c’est vrai on peut les voir lors du safari photo, mais vous ne voulez pas aussi voir des guépards et des girafes ?

• Est-ce qu’on peut passer en voiture par le Kenya pour venir ?

Bien sûr ! C’est très joli. Par contre si c’est pour économiser sur le billet d’avion, ce n’est pas une fameuse idée : deux visas,  un vaccin obligatoire pour la fièvre jaune, un taxi de l’aéroport à l’hôtel dans les embouteillages, une nuit bruyante à Nairobi, un bus aux aurores qui ignore les lignes blanches… mais on ne veut pas vous décourager !

• Où atterrir pour mon voyage en Tanzanie ?

Pour un séjour complet avec activités, visites de villages et immersions dans les cultures locales puis départ en safari, on privilégie l’aéroport de Kilimanjaro. Ensuite un vol intérieur peut vous amener à Zanzibar où vous pourrez prendre le vol retour de l’aéroport international de Karume.

• Faut-il aller voir la migration des gnous au Serengeti ?

Les gnous sont dans le Serengeti quasi toute l’année, de début octobre à début août. La saison la plus pratique pour les observer est le mois de février, car ils sont au sud-est du parc, à 7h d’Arusha. Le reste du temps ils se déplacent à l’intérieur du Serengeti, et d’août à octobre dans le Masai Mara au Kenya.


Dans les documentaires animaliers, on montre toujours la spectaculaire traversée de la rivière Mara, frontière entre le Kenya et la Tanzanie. Mais cet évènement ne dure qu’une dizaine de jours par an, généralement début août, et lorsqu’ils reviennent du Kenya début octobre. Le spectacle est impressionnant, même parfois trop impressionnant pour les âmes sensibles et enfants car de nombreux gnous meurent étouffés ou piétinés sous les sabots des autres. D’autres sont les proies des prédateurs. On préfère largement emmener les visiteurs voir la migration en février ou en juin, quand ils paissent ou se déplacent tranquillement, entourant leurs nouveaux-nés ! La savane constellée de milliers de gnous reste un beau spectacle, moins cruel, et sans le risque de parcourir de nombreux kilomètres pour seulement les voir regroupés en attente de passer la rivière… un autre jour.

• Et faire un safari au départ de Zanzibar ?

Et voilà vous avez réservé un hôtel pour une semaine à Zanzibar et trouvé des vols intéressants, mais vous commencez à vous dire que c’est dommage d’aller en Tanzanie sans faire de safari.

Honnêtement, on ne vous encourage pas dans cette voie, car ce sont deux voyages différents, et vraiment pas le même budget. C’est comme réserver un Airbnb à Arcachon et se dire qu’on devrait en profiter pour faire trois jours de ski à Courchevel.

Mais si vraiment vous vous en mordez les doigts, et êtes sur que jamais vous ne reviendrez dans cette partie du monde, et avez le budget nécessaire, alors on peut l’organiser, avec un aller-retour en vol intérieur et sur un minimum de deux nuits dans un parc. Comptez quand même entre 1700€ et 2200€ par personne pour 3 jours deux nuits avec les vols, en fonction du lodge disponible et de la saison.

Vous avez d’autres questions ? N’hésitez pas à nous contacter via le formulaire de contact : laissez vos coordonnées et nous vous rappellerons pour plus d’informations.

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